Affaire El Hishri

Le Procureur c. Khaled Mohamed Ali El Hishri

ICC-01/11-01/25
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Khaled Mohamed Ali El Hishri
Détenu par la CPI

Khaled Mohamed Ali El Hishri

Khaled Mohamed Ali El Hishri (‘El Hishri’) aurait été un haut responsable des Forces spéciales de dissuasion, groupe armé également appelé « FSD/RADA », chargé du secteur de la prison de Mitiga dans lequel étaient détenus des femmes et de jeunes enfants.

Mandat d’arrêt délivré le 10 juillet 2025.

Suspecté de 17 chefs de crimes contre l’humanité et crimes de guerre qui auraient été commis en Libye entre le 1er mai 2014 et le 30 juin 2020, comprenant :

  • emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, atteintes à la dignité de la personne, traitements cruels, torture et autres actes inhumains commis contre des détenus principalement à la prison de Mitiga, tel que poursuivi dans les chefs 1-6 ; et
  • viols, violences sexuelles, meurtres, tentative de meurtre, réduction en esclavage et persécution de personnes principalement à la prison de Mitiga, tel que poursuivi dans les chefs 7-17.

  • Le 3 avril 2025, le Bureau du Procureur de la CPI avait demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt contre M. El Hishri pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. La Chambre préliminaire I de la CPI (« la Chambre ») a examiné les éléments présentés par l’Accusation et a conclu à l’existence de motifs raisonnables de croire que M. El Hishri est individuellement responsable d’avoir commis directement, ordonné ou supervisé des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment des meurtres, des actes de torture, des viols et des violences sexuelles, qui auraient été commis en Libye de février 2015 à début 2020.

    Le mandat d'arrêt contre M. El Hishri a été émis sous scellés par la Chambre le 10 juillet 2025 puis reclassifié « public » le 31 juillet 2025. Le 1er décembre 2025, M. El Hishri a été remis à la Cour pénale internationale après avoir été arrêté le 16 juillet 2025 par les autorités de la République fédérale d’Allemagne en vertu du mandat d’arrêt.

    La première comparution de M. El Hishri a eu lieu le 3 décembre 2025 devant la Chambre préliminaire I. L'audience s'est tenue en présence du Bureau du Procureur de la CPI et de la Défense. M. El Hishri était représenté lors de l'audience par M. Yasser Mohamed Ahmed Hassan.

    L’audience de confirmation des charges dans cette affaire a eu lieu du 19 au 21 mai 2026. Pendant trois jours, les juges ont entendu les soumissions de l’Accusation, des Représentants légaux des victimes et de la Défense.

    Prochaines étapes : L’objectif de la procédure de confirmation des charges sert à déterminer s'il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis les crimes dont il est suspecté. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l'affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même. La Chambre rendra sa décision dans un délai de 60 jours après l’audience.

Chambre préliminaire I

Judge Iulia Motoc (Prés.)
Judge Reine Alapini-Gansou
Judge Socorro Flores Liera

Bureau du Procureur

Karim A. A. Khan KC, Procureur
Nazhat Shameem Khan, Procureur adjointe

Défense

Yasser Mohamed Ahmed Hassan

Représentants légaux des victimes

Paolina Massidda
Sarah Pellet

Questions et Réponses

Version pour impression : EnglishFrançaisالعربية

Khaled El Hishri est soupçonné de 17 chefs de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, comprenant : atteintes à la dignité de la personne, traitements cruels, meurtre et tentative de meurtre, viol, violences sexuelles, torture, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, autres actes inhumains, réduction en esclavage et persécution. Ces crimes auraient été commis contre des personnes détenues à la prison de Mitiga (où des milliers de personnes ont été détenues pendant de longues périodes) à Tripoli (Libye), entre le 1 er mai 2014 et le 30 juin 2020.

Il ressort du document de notification des charges déposé par l’Accusation que Khaled El Hishri aurait été un haut responsable des Forces spéciales de dissuasion, groupe armé également appelé « FSD/RADA », chargé du secteur de la prison de Mitiga dans lequel étaient détenus des femmes et de jeunes enfants. Il est soupçonné d’être à la fois auteur direct et indirect de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre qui auraient été commis en Libye entre le 1er mai 2014 et le 30 juin 2020. Il est également soupçonné d'avoir ordonné, aidé et encouragé, et contribué à la commission des crimes présumés.

À l’issue de son enquête, le Bureau du Procureur a demandé aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer un mandat d’arrêt contre Khaled El Hishri, lequel a été délivré sous scellés le 10 juillet 2025, avant d’être reclassifié « public » le 31 juillet 2025. Le suspect a été remis à la CPI le lundi 1er décembre 2025.

Conformément aux obligations de communication de pièces que lui imposent le Statut de Rome (« le Statut ») et le Règlement de procédure et de preuve, le Bureau du Procureur a communiqué de nombreux éléments de preuve à la Défense. Il s’agit de milliers d’éléments de preuve comprenant notamment des déclarations de témoins et des résumés de déclarations de témoins, des éléments documentaires, des pièces audiovisuelles et des éléments de preuve scientifiques et contextuels.

Les pièces et éléments de preuve que l’Accusation a présentés aux juges et à l’équipe de la Défense sont confidentiels. Aucune des informations communiquées aux parties ne peut l’être à des tiers, sauf si elle a été rendue publique. Cela concerne notamment les sources des éléments de preuve, le nom des membres du personnel du Bureau du Procureur et celui des témoins.

Khaled El Hishri est présumé innocent.

L’objectif de la CPI – et son mandat – est de lutter contre l’impunité en enquêtant sur les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes graves en droit international et en engageant des poursuites à leur égard. En Libye, ce mandat a été déclenché par le renvoi de la situation par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2011. Le Bureau du Procureur enquête sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qui auraient été commis dans le cadre de la situation en Libye depuis le 15 février 2011.

Le seul objectif de la Cour est d’aider à faire en sorte que les auteurs de crimes internationaux graves répondent de leurs actes et de rendre justice aux victimes de ces crimes. Les activités de la CPI viennent en complément de celles des autorités judiciaires libyennes et n’ont pas vocation à s’y substituer.

En outre, en mai 2025, la Libye elle-même a accepté la compétence de la CPI à l’égard des crimes qui auraient été commis sur son territoire de 2011 à la fin 2027, ce qui a imposé aux autorités libyennes une obligation contraignante de coopérer avec la Cour, notamment en exécutant les mandats d’arrêt et en facilitant les enquêtes.

L’arrestation de Khaled El Hishri représente une étape importante dans les efforts déployés par le Bureau du Procureur pour établir les responsabilités dans le cadre de la situation en Libye, en particulier s’agissant des crimes commis dans des centres de détention dans toute la Libye sous la responsabilité de divers groupes et différentes autorités.

L’audience de confirmation des charges n’est pas un procès. Elle vise à déterminer s’il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que le suspect, en l’espèce Khaled El Hishri, a commis chacun des crimes que lui impute le Bureau du Procureur. À ce stade, les juges ne se prononceront pas sur l’innocence ou la culpabilité de Khaled El Hishri.

Dans l’affaire El Hishri, l’audience de confirmation des charges est prévue pour les 19, 20 et 21 mai 2026 et se déroulera au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).

À l’audience, en présence du suspect et des conseils de la Défense, l’Accusation est tenue d’étayer chacune des charges avec des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Khaled El Hishri a commis les crimes qui lui sont imputés. Le Bureau du Procureur y sera représenté par le Procureur adjoint et les premiers substituts du Procureur.

L’audience se déroulera devant les juges de la Chambre préliminaire I de la CPI, composée de la juge Iulia Antoanella Motoc, qui en est la présidente, et des juges Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou et María del Socorro Flores Liera. L’Accusation, les représentants légaux communs des victimes et la Défense présenteront leurs arguments sur le fond de l’affaire à tour de rôle.

Dans un délai de 60 jours calendaires à compter de la fin de l’audience de confirmation des charges, les juges de la CPI rendront une décision confirmant ou non, en tout ou en partie, les charges portées par le Procureur contre Khaled El Hishri.

Si une charge au moins est confirmée, le suspect est alors considéré comme un accusé et l’affaire est renvoyée en jugement devant une chambre de première instance.

Les juges de la Chambre préliminaire ne rendent pas leur décision pendant l’audience de confirmation des charges. Ils la rendent par écrit dans un délai de 60 jours calendaires à compter de la date de clôture de l’audience de confirmation des charges. Ils peuvent :

  • confirmer les charges pour lesquelles ils ont conclu qu’il y avait des preuves suffisantes, et renvoyer le suspect en jugement devant une chambre de première instance ;
  • ne confirmer aucune des charges et mettre un terme à la procédure engagée contre Khaled El Hishri ;
  • ajourner l’audience et demander au Procureur d’apporter des éléments de preuve supplémentaires, de procéder à de nouvelles enquêtes ou de modifier toute charge pour laquelle les éléments de preuve produits semblent établir la commission d’un crime autre que celui reproché

La Défense et l’Accusation n’ont pas automatiquement le droit de faire appel de cette décision, mais elles peuvent demander à la Chambre préliminaire l’autorisation de le faire.

Si elle conclut qu’il y a des preuves suffisantes pour étayer tout ou partie des charges portées par le Procureur de la CPI, la Chambre préliminaire renverra alors El Hishri en jugement. La Présidence de la Cour constituera une chambre de première instance, composée de trois juges n’ayant pas siégé au sein de la Chambre préliminaire I, qui seront chargés de mener le procès.

Rapidement après sa constitution, la Chambre de première instance organisera des conférences de mise en état, avec les parties et les participants, afin de décider de la date de l’ouverture du procès et d’adopter les procédures nécessaires au déroulement équitable et diligent de la procédure. Elle se prononcera sur plusieurs questions préliminaires, notamment sur les langues utilisées au procès, le calendrier et les modalités de communication des éléments de preuve.

Si elle conclut que les éléments de preuve sont insuffisants pour étayer les charges, la Chambre préliminaire mettra un terme à la procédure engagée contre Khaled El Hishri. Les juges de la CPI rendraient alors, en temps voulu, des ordonnances concernant les étapes suivantes.

Pareille décision n’empêche pas l’Accusation de présenter une nouvelle demande de confirmation des charges portées contre Khaled El Hishri sur la base d’éléments de preuve supplémentaires.

Les victimes dont les intérêts sont concernés ont des droits devant la CPI : le droit de participer à la procédure judiciaire, le droit de demander réparation, le droit à la protection de leur identité (par exemple par le biais de la suppression des informations permettant de les identifier), le droit d’être informées de l’évolution de la procédure, et le droit à une représentation légale. Elles peuvent partager leurs vues et préoccupations avec les juges par l’intermédiaire des conseils désignés pour les représenter dans le cadre de la procédure.

Les juges ont décidé que le Bureau du conseil public pour les victimes de la Cour représenterait de façon temporaire les intérêts collectifs des victimes potentielles dans cette affaire jusqu’à la prise d’effet du mandat d’une équipe de représentants légaux communs, afin que les intérêts des victimes ayant fait une demande de participation soient adéquatement protégés. Mme Paolina Massidda, conseil principal du Bureau du conseil public pour les victimes, participera à l’audience et présentera ses conclusions orales sur le fond. Les conseils sont rémunérés grâce au budget de la CPI consacré à l’aide judiciaire, étant donné que la plupart des victimes ne peuvent pas se permettre ces dépenses.

Dans l’affaire El Hishri, les victimes qui ont le droit de participer à la procédure sont celles qui ont subi un préjudice du fait des crimes que Khaled El Hishri est soupçonné d’avoir commis. Les crimes allégués par le Bureau du Procureur sont précisés dans le document de notification des charges.

Les victimes directes et les victimes indirectes des crimes reprochés à El Hishri auront le droit de participer à la procédure :

  • Victimes directes – les personnes qui ont directement subi un préjudice du fait de la commission des crimes allégués ;
  • Victimes indirectes – les personnes qui ont subi un préjudice personnel du fait de la commission d’un crime dirigé contre une autre personne. Par exemple, les membres de la famille d’une personne qui a été la victime directe d’un crime sont considérés comme des victimes indirectes devant la Cour s’ils ont subi un préjudice personnel. De même, les personnes qui ont subi un préjudice personnel lorsqu’elles sont intervenues pour empêcher qu’un crime ne soit commis peuvent être reconnues comme des victimes indirectes.

La participation des victimes est volontaire et le processus est gratuit : les victimes n’ont rien à payer pour remplir les formulaires de demande ni pour obtenir de l’aide pour les remplir.

Pour pouvoir participer à la procédure dans l’affaire El Hishri, les victimes doivent en faire la demande par écrit et déposer leur demande auprès de la Section de la participation des victimes et des réparations. Les formulaires sont disponibles sur le site Web, de la CPI et les victimes peuvent les remplir en arabe ou dans n’importe quelle autre langue disponible. Dans le cadre de ce processus, les victimes demanderesses doivent soumettre des documents d’identité prouvant qui elles sont et d’éventuels liens de parenté (le cas échéant) ou peuvent contacter la Section de la participation des victimes et des réparations à l’adresse[email protected]) pour plus d’informations concernant les documents d’identité.

Le formulaire de demande permet de faciliter le processus à suivre par les victimes qui souhaitent participer à la procédure devant la Cour. Le fait de présenter une demande dans l’affaire El Hishri ne confère pas automatiquement la qualité de victime participante, mais le formulaire guide les demandeurs afin qu’ils soumettent suffisamment d’informations pour que la Section de la participation des victimes et des réparations évalue l’admissibilité de leur demande sur le plan juridique.

Les demandes sont enregistrées par la Section de la participation des victimes et des réparations dans sa base de données confidentielle et sécurisée. La Section évalue ensuite si elles sont complètes et si les crimes et les préjudices allégués relèvent de l’affaire El Hishri. Si un formulaire est incomplet, elle demande un complément d’information à la victime, à son représentant légal ou à toute personne ou organisation qui l’a aidée à le remplir. Pour éviter les doublons, il est important de ne fournir qu’un seul formulaire par victime.

À la CPI, les données personnelles et les informations permettant d’identifier les victimes sont considérées comme confidentielles et ne sont pas communiquées au public. Il est important que les victimes prennent des mesures préventives, comme éviter de mentionner publiquement ou à d’autres personnes le fait qu’elles se sont mises en rapport avec la CPI. Il est aussi important d’éviter tout comportement qui pourrait les exposer publiquement ou leur faire courir un risque, à elles ou à d’autres personnes, comme s’adresser aux médias ou évoquer sur les réseaux sociaux leurs contacts avec la CPI. S’ils s’inquiètent pour leur sécurité et leur bien‐être (ou ceux d’autres personnes), les demandeurs peuvent mentionner ces préoccupations dans leur demande de participation. En cas de préoccupations particulièrement graves quant à leur sécurité du fait de leur interaction avec la CPI, les demandeurs devraient immédiatement prendre contact avec leur représentant légal ou avec la Section de la participation des victimes et des réparations à l’adresse [email protected].

Les victimes qui souhaitent participer à la procédure par l’intermédiaire d’un conseil lors de l’audience de confirmation des charges doivent déposer dès que possible leur formulaire de demande auprès de la Section de la participation des victimes et des réparations, qui transmettra toutes les demandes complètes à la Chambre le 4 mai 2026 au plus tard. Pour chaque demande, les juges décideront si elle remplit tous les critères pour que la personne se voie reconnaître la qualité de victime participant à la procédure dans l’affaire El Hishri. Une fois admise en tant que victime participante, la personne sera représentée par Mme Paolina Massidda.

Les victimes qui ne peuvent pas participer à la procédure préliminaire, ou ne le souhaitent pas, pourront présenter une demande de participation à un stade ultérieur (c’est-à-dire à la phase de première instance, en cas de confirmation de tout ou partie des charges portées contre Khaled El Hishri). Dans ce cas de figure, la Section de la participation des victimes et des réparations fournira des informations utiles en temps voulu.

Si elles souhaitent faire une demande de participation et de réparations, les victimes sont priées de contacter au préalable la Section de la participation des victimes et des réparations étant donné que, dans la mesure du possible, le formulaire devrait être rempli avec l’aide de personnes formées par cette section afin qu’il soit correctement complété et que tous les éléments nécessaires à ce stade soient fournis. Pour plus d’informations ou pour déposer un formulaire, veuillez contacter la Section de la participation des victimes et des réparations à l’adresse [email protected].

Les victimes peuvent participer à la procédure devant la CPI en qualité de victime, de témoin ou les deux. S’agissant de la participation en qualité de victime :

  • La participation est volontaire, et la victime expose à la Cour ses vues et préoccupations concernant l’affaire. Il appartient à la victime, en consultation avec son conseil, de décider de ce qu’elle souhaite dire ;
  • Il est possible de participer à toutes les phases de la procédure lorsque les juges l’estiment approprié, par l’intermédiaire de son conseil. Cela signifie que la participation se fait par l’intermédiaire d’un représentant légal et que les victimes ne comparaissent généralement pas en personne devant la Cour ;
  • En cas de condamnation, les victimes qui sont considérées comme remplissant les conditions requises – ce qui s’évalue après la délivrance d’une ordonnance de réparation – peuvent se voir octroyer des réparations et recevoir l’assistance du Fonds au profit des victimes

S’agissant de la participation en qualité de témoin :

  • Un témoin est cité à comparaître à la demande de l’Accusation, de la Défense, du représentant légal des victimes, ou des juges ;
  • La finalité est de faire un témoignage et de répondre aux questions s’y rapportant ;
  • Un témoin est cité à comparaître à une heure et une date précises, en personne devant la Cour ou à distance si les juges l’autorisent ;
  • En règle générale, un témoin n’a pas de représentant légal, sauf en cas de risque qu’il s’incrimine.

MeYasser Mohamed Ahmed Hassan est le conseil principal de l’équipe de la Défense de Khaled El Hishri. Il a été désigné par ce dernier (conformément aux droits que le Statut confère à l’intéressé de choisir son conseil, dès lors que cette personne figure sur la liste des conseils auprès de la CPI ou remplit les conditions pour y être inscrite).

Le conseil de la Défense peut contester les charges, répondre aux éléments de preuve présentés par l’Accusation et présenter des éléments de preuve à décharge.

La situation financière de Khaled El Hishri fait actuellement l’objet d’un examen conformément au système d’aide judiciaire de la Cour, en vue de déterminer s’il est en mesure de supporter les frais de sa défense dans le cadre des procédures devant la Cour

Tout suspect qui comparaît devant la CPI est présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie. Il est présent dans la salle d’audience pendant les procédures et a droit à ce que sa cause soit entendue publiquement, équitablement et en toute impartialité.

Les textes fondamentaux de la Cour accordent un certain nombre de droits au suspect, dont les suivants :

  • le droit que soit utilisée une langue qu’il comprend et parle parfaitement ;
  • le droit d’être défendu par le conseil de son choix ;
  • le droit de produire des éléments de preuve et de faire comparaître des témoins ;
  • le droit d’être informé des charges ;
  • le droit de disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense ;
  • le droit de garder le silence ;
  • le droit de ne pas être forcé de témoigner contre lui-même ou de s’avouer coupable ; et
  • le droit d’obtenir de l’Accusation qu’elle communique à la Défense aussi bien les éléments de preuve à charge que ceux potentiellement à décharge.

Depuis son transfèrement à la Cour le 1er décembre 2025, Khaled El Hishri est détenu au quartier pénitentiaire de la CPI à Scheveningen, à La Haye (Pays-Bas), qui satisfait, s’agissant du traitement des personnes détenues, aux normes internationales les plus élevées en matière de droits de l’homme. Les personnes détenues sont présumées innocentes par la Cour jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie au-delà de tout doute raisonnable.

La Chambre préliminaire I est composée des juges suivants :

  • Mme la juge Iulia Antoanella Motoc (juge président) ;
  • Mme la juge Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou ;
  • Mme la juge María del Socorro Flores Liera.

Les juges de la CPI sont des personnes de haute moralité, connues pour leur impartialité et leur intégrité, et réunissant les conditions requises dans leurs États respectifs pour l’exercice des plus hautes fonctions judiciaires. Tous ont une grande expérience, pertinente au regard de l’activité judiciaire de la Cour. Ils sont élus par l’Assemblée des États parties sur la base de leur compétence reconnue en droit pénal et en procédure pénale et dans des domaines pertinents du droit international, tels que le droit international humanitaire et le droit relatif aux droits de l’homme.

أسئلة وأجوبة

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خالد محمد علي الهيشري، المعروف أيضاً باسم خالد "البوطي" أو "شيخ خالد" (الهيشري)، هو مواطن ليبي من مواليد 23 حزيران/يونيو 1978 في طرابلس بليبيا.

ويُشتبه في أن السيد الهيشري ارتكب 17 تهمة تتعلق بجرائم ضد الإنسانية وجرائم حرب تشمل ما يلي: الاعتداء على الكرامة الشخصية، والمعاملة القاسية، والقتل العمد والشروع في القتل، والاغتصاب، والعنف الجنسي، والتعذيب، والسجن أو أي شكل آخر من أشكال الحرمان الشديد من الحرية الجسدية، وأعمال غير إنسانية أخرى، والاستعباد، والاضطهاد. ويُدَّعى بأن هذه الجرائم ارتُكبت بحق محتجزين في سجن معيتيقة (حيث احتُجز آلاف الأشخاص لفترات مطولة)، في طرابلس بليبيا في الفترة الممتدة من 1 أيار/مايو 2014 إلى 30 حزيران/يونيو 2020.

ووفقاً للوثيقة المتضمنة للتهم التي قدّمها الادعاء، يُدَّعى بأن السيد الهيشري كان مسؤولاً رفيع المستوى في الجماعة المسلحة المتمثلة في "قوة الردع الخاصة" (المعروفة باسم قوة الردع الخاصة/الردع)، وكان يتولى مسؤولية منطقة سجن معيتيقة حيث جرى احتجاز نساء وأطفال صغار. ويُشتبه في ارتكابه مباشرة جرائم ضد الإنسانية وجرائم حرب يُدَّعى بأنها ارتُكبت في ليبيا في الفترة الممتدة من 1 أيار/مايو 2014 إلى 30 حزيران/يونيو 2020. ويُشتبه أيضاً في أنه أمر بارتكاب الجرائم المدَّعى بارتكابها وساعد وحرّض على ارتكابها وساهم في ذلك.

وطلب مكتب المدعي العام، بناءً على التحقيقات التي أجراها، من قضاة المحكمة الجنائية الدولية إصدار أمر بالقبض على خالد محمد علي الهيشري. وأصدر القضاة أمراً بالقبض محرّزاً بالأختام على السيد الهيشري في 10 تموز/يوليو 2025، وأُعيد تصنيف وثيقة أمر القبض فأصبحت وثيقة علنية في 31 تموز/يوليو 2025. وفي يوم الاثنين الموافق 1 كانون الأول/ديسمبر 2025، جرى تسليم السيد الهيشري إلى عهدة المحكمة الجنائية الدولية.

وكشف مكتب المدعي العام، عملاً بالتزاماته المتعلقة بالإفصاح بموجب نظام روما الأساسي والقواعد الإجرائية وقواعد الإثبات، عن كمية كبيرة من الأدلة إلى الدفاع. وتشمل هذه الأدلة آلاف العناصر الإثباتية ومنها إفادات الشهود وملخصاتها، ومواد وثائقية، ومواد سمعية ومرئية، وأدلة الطب الشرعي وأدلة سياقية، وما إلى ذلك.

وتُعدّ المواد والأدلة التي قدمها الادعاء إلى القضاة وفريق الدفاع مشمولة بالسرية التامة. ولا يجوز إطلاع أطراف أخرى على أي معلومات أُطلعت عليها الأطراف، ما لم يُفصح عنها علناً. ويشمل ذلك مصادر الأدلة وأسماء موظفي مكتب المدعي العام وأسماء الشهود.

ويُعتبر السيد الهيشري بريئاً حتى تثبت إدانته.

يتمثل هدف المحكمة الجنائية الدولية - وولايتها - في مكافحة الإفلات من العقاب من خلال التحقيق مع الأفراد المشتبه في ارتكابهم جرائم خطيرة بموجب القانون الدولي ومقاضاتهم. وانبثقت ولاية المحكمة، في ليبيا، بموجب قيام مجلس الأمن التابع للأمم المتحدة بإحالة الحالة في ليبيا إلى المحكمة في عام 2011. ويتولى مكتب المدعي العام التحقيق في الجرائم ضد الإنسانية وجرائم الحرب التي يُدَّعى بأنها ارتُكبت في سياق الحالة في ليبيا منذ 15 شباط/فبراير 2011.

ويتمثل هدف المحكمة الجنائية الدولية في المساعدة على ضمان مساءلة مرتكبي الجرائم الدولية الخطيرة عن أفعالهم وتحقيق العدالة لصالح المجني عليهم الذين تضرروا من هذه الجرائم. وتكمِّل أنشطة المحكمة الجنائية الدولية عمل القضاء الليبي، ولا تحلّ محله.

وفضلاً عن ذلك، قبلت ليبيا في أيار/مايو 2025 اختصاص المحكمة الجنائية الدولية فيما يتعلق بالجرائم التي يُدَّعى بارتكابها على أراضيها، وذلك فيما يخص الفترة الممتدة من عام 2011 إلى نهاية عام 2027. وقد تمخض ذلك عن إلزام السلطات الليبية بواجب التعاون مع المحكمة، ولا سيّما تنفيذ أوامر القبض وتيسير عمليات التحقيق.

ويُعدّ القبض على السيد الهيشري تطوراً بارزاً في الجهود التي يبذلها مكتب المدعي العام سعياً إلى تحقيق المساءلة في الحالة في ليبيا، ولا سيّما فيما يتعلق بالجرائم المرتكبة في مراكز الاحتجاز في جميع أرجاء ليبيا تحت مسؤولية جماعات وسلطات مختلفة.

لا تشكّل جلسة اعتماد التهم محاكمة. وترمي جلسة اعتماد التهم إلى تحديد ما إذا كانت هناك أدلة كافية لإثبات وجود أسباب وجيهة تدعو إلى الاعتقاد بأن المشتبه فيه، وهو السيد الهيشري في هذه الحالة، قد ارتكب كل جريمة من الجرائم التي يوجهها إليه مكتب المدعي العام. وفي هذه المرحلة، لن يبتّ القضاة في مسألة إدانة السيد الهيشري أو براءته.

ومن المقرر عقد جلسة اعتماد التهم في القضية المشار إليها باسم "قضية الهيشري" في 19 و20 و21 أيار/مايو 2026 في مقر المحكمة في لاهاي بهولندا.

ويتعيّن على الادعاء خلال الجلسة، وبحضور المشتبه فيه ومحاميي الدفاع عنه، دعم كل تهمة من التهم الموجهة بأدلة كافية لإثبات وجود أسباب وجيهة للاعتقاد بأن السيد الهيشري ارتكب الجرائم الموجهة إليه. وسيتولى نائب المدعي العام وكبار محاميي المرافعات تمثيل مكتب المدعي العام خلال الجلسة.

وستُعقد الجلسة أمام قضاة الدائرة التمهيدية الأولى للمحكمة الجنائية الدولية ("الدائرة")، المؤلفة من القاضية يوليا أنتونيلا موتوك (رئيسة الدائرة)، والقاضية رين أدلايد صوفي ألابيني-غانصو، والقاضية ماريا ديل سوكورو فلوريس لييرا. وسيقدم كل من الادعاء والممثلون القانونيون المشتركون للمجني عليهم والدفاع، بالتناوب، حججهم بشأن موضوع الدعوى.

وفي غضون 60 يوماً تقويمياً من تاريخ انتهاء جلسة اعتماد التهم، سيتخذ قضاة المحكمة الجنائية الدولية قراراً بشأن اعتماد أو عدم اعتماد جميع التهم الموجهة إلى السيد الهيشري أو أي منها.

وإذا اعتُمدت تهمة واحدة أو أكثر، يُعتبر المشتبه به متهماً، وتُحال القضية لمرحلة المحاكمة أمام دائرة ابتدائية.

لا يصدر قضاة الدائرة التمهيدية قراراً أثناء جلسة اعتماد التهم بحدّ ذاتها. بل سيصدرون قرارهم الخطي في غضون 60 يوماً تقويمياً من تاريخ انتهاء جلسة اعتماد التهم. وستصدر الدائرة التمهيدية قراراً قد تقرر فيه أحد الأمور التالية:

  • اعتماد التهم التي قررت الدائرة أن هناك أدلة كافية بشأنها، وإحالة المشتبه به إلى المحاكمة أمام دائرة ابتدائية؛
  • رفض اعتماد التهم التي قررت الدائرة أنه لا توجد أدلة كافية بشأنها، ووقف إجراءات الدعوى ضد السيد الهيشري؛
  • إرجاء الجلسة وتطلب الدائرة من المدعي العام تقديم المزيد من الأدلة أو إجراء المزيد من التحقيقات أو تعديل أية تهمة لكون الأدلة المقدمة تثبت فيما يبدو ارتكاب جريمة غير تلك الموجهة أصلاً.

ولا يحق للدفاع أو الادعاء استئناف هذا القرار تلقائياً، ولكن يمكنهما طلب الإذن من الدائرة التمهيدية للقيام بذلك.

إذا خلصت الدائرة إلى أن هناك أدلة كافية لدعم جميع التهم أو جزء منها التي وجهها المدعي العام للمحكمة الجنائية الدولية، فسوف تحيل السيد الهيشري إلى المحاكمة. وستشكل هيئة رئاسة المحكمة دائرة ابتدائية تتولى مسؤولية مباشرة المرحلة التالية من الإجراءات، وتتألف هذه الدائرة من ثلاثة قضاة غير القضاة الذين تولوا النظر في القضية في الدائرة التمهيدية.

وستعقد الدائرة الابتدائية، بعد تشكيلها مباشرة، جلسات تمهيدية مع الأطراف والمشاركين لتحديد موعد بدء المحاكمة واعتماد الإجراءات اللازمة لتسهيل سير الإجراءات القضائية بصورة منصفة وناجزة. وستبتّ الدائرة الابتدائية في عدة مسائل أولية تشمل مثلاً اللغة أو اللغات التي ستُستخدم في المحاكمة، وتوقيت الكشف عن الأدلة وكيفية الكشف عنها.

إذا خلصت الدائرة التمهيدية إلى أن الأدلة غير كافية لإثبات التهم الموجهة، فستقوم بوقف الإجراءات المتخذة بحق السيد الهيشري. وسيصدر قضاة المحكمة الجنائية الدولية عندئذ في الوقت المناسب أوامر بشأن الخطوات المقبلة.

ولا يمنع هذا القرار الادعاء من تقديم طلب لاحق لاعتماد التهم الموجهة إلى السيد الهيشري استناداً إلى أدلة إضافية.

يتمتع المجنى عليهم الذين تضررت مصالحهم بعدد من الحقوق أمام المحكمة الجنائية الدولية: الحق في المشاركة في الإجراءات القضائية، والحق في طلب جبر الأضرار، والحق في حماية هويتهم (من خلال مثلاً حجب المعلومات التي تتيح التعرف على هويتهم)، والحق في الاطلاع على آخر المستجدات المتعلقة بسير الإجراءات، والحق في التمثيل القانوني. ويجوز للمجني عليهم إبداء آرائهم وشواغلهم للقضاة من خلال المحامي المعيّن أو المحامين المعيّنين لتمثيلهم في الإجراءات.

وكلّف القضاة مكتب المحامي العمومي للمجني عليهم التابع للمحكمة بتمثيل المصالح الجماعية للمجني عليهم المحتملين في هذه القضية تمثيلاً مؤقتاً، ريثما يبدأ سريان ولاية فريق الممثلين القانونيين المشتركين، وذلك لضمان حماية مصالح المجني عليهم الذين يقدمون طلبات كما ينبغي. وستحضر السيدة باولينا ماسيدا، المستشارة الرئيسية لمكتب المحامي العمومي للمجني عليهم، الجلسة وستقدم إفادات شفهية بشأن موضوع الدعوى. ويجري تغطية تكاليف التمثيل القانوني من الميزانية التي تخصصها المحكمة للمساعدة القانونية، نظراً إلى أن معظم المجني عليهم غير قادرين على تحمل هذه النفقات.

وفي قضية الهيشري، فإن المجني عليهم الذين يحق لهم المشاركة في الإجراءات هم أولئك الذين تضرروا من الجرائم التي يُشتبه في أن السيد الهيشري قد ارتكبها. وترد تفاصيل الجرائم التي يدّعي مكتب المدعي العام بأن السيد الهيشري ارتكبها في الوثيقة المتضمنة للتهم.

وسيكون للمجني عليهم المباشرين وغير المباشرين الذين تضرروا من الجرائم التي يُتهم بارتكابها السيد الهيشري الحق في المشاركة في الإجراءات كما يلي:

  • المجني عليهم المباشرون: الأفراد الذين تضرروا تضرراً مباشراً نتيجة للجريمة أو الجرائم المدَّعى بارتكابها؛
  • المجني عليهم غير المباشرين: الأفراد الذين تضرروا تضرراً شخصياً نتيجة لجريمة ارتُكبت بحق شخص آخر. فعلى سبيل المثال، يندرج أفراد أسرة شخص من المجني عليهم المباشرين لجريمة ما في عِداد المجني عليهم غير المباشرين في نظر المحكمة إذا تعرضوا لضرر شخصي. وبالمثل، يمكن الاعتراف بالأفراد الذين تعرضوا لضرر شخصي حينما تدخلوا لمنع ارتكاب جريمة ما باعتبارهم متمتعين بصفة المجني عليهم غير المباشرين.

مشاركة المجني عليهم طوعية ومجانية: فلا يتعين على المجني عليهم دفع أي رسوم لملء النماذج أو للحصول على المساعدة في هذا الشأن.

ويجب على المجني عليهم تقديم طلبات خطية إذا رغبوا في المشاركة في قضية الهيشري، وتقديم طلباتهم إلى قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم. وتتوفر النماذج في الموقع الإلكتروني للمحكمة الجنائية الدولية، ويمكن ملء هذه النماذج باللغة العربية أو بأية لغة أخرى متاحة. ويتعين على المجني عليهم الذين يقدّمون طلبات، في إطار إجراءات التقديم، إرفاق وثائق هوية لإثبات هويتهم وصلة قرابتهم (بحسب الاقتضاء)، ويمكنهم الاتصال بقسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم عبر العنوان التالي: ([email protected]) للحصول على المزيد من المعلومات عن وثائق إثبات الهوية.

ويرمي نموذج الطلب إلى تسهيل عملية تقديم الطلبات لصالح المجني عليهم الذين يرغبون في المشاركة في الإجراءات أمام المحكمة. وتقديم طلب فيما يتعلق بقضية الهيشري لا يمنح مقدم الطلب تلقائياً صفة المجني عليه المشارك في القضية، بيد أن النموذج أُعدّ بحيث يتيح لمقدمي الطلبات تقديم معلومات كافية تمكّن قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم من إجراء تقييم لأهليتهم القانونية.

ويقوم قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم بتسجيل الطلبات في قاعدة بياناته الآمنة والسرية. ثم يضطلع القسم بتقييم ما إذا كانت الطلبات كاملة وما إذا كانت الجرائم والأضرار المدَّعى بوقوعها تندرج في نطاق قضية الهيشري. وإذا كان نموذج الطلب غير مكتمل، سيطلب القسم معلومات إضافية من المجني عليه أو ممثله القانوني (أو ممثليه القانونيين) أو أي شخص أو منظمة ساعداه على ملء الطلب. ولتجنب الازدواجية، من المهم ملء نموذج واحد فقط لكل شخص من المجني عليهم.

وفي المحكمة الجنائية الدولية، تُعتبر المعلومات الشخصية للمجني عليهم وأية معلومات تتيح التعرف على هويتهم سرية ولا يمكن للجمهور الاطلاع عليها. ومن المهم أن يتخذ المجني عليهم تدابير وقائية مثل تجنب ذكر مشاركتهم مع المحكمة الجنائية الدولية لأشخاص آخرين أو في الأماكن العامة. ومن المهم أيضاً تجنب أي شيء قد يكشف المجني عليهم أو يعرّضهم للخطر أو يعرّض غيرهم للخطر، مثل التحدث إلى وسائل الإعلام أو كتابة منشورات على وسائل التواصل الاجتماعي بشأن ارتباطهم بالمحكمة الجنائية الدولية. وإذا شعر مقدمو الطلبات بالقلق بشأن أمنهم أو سلامتهم (أو أمن وسلامة أشخاص آخرين)، فيمكنهم ذكر هذه الشواغل في طلباتهم. وإذا كان لدى مقدمي الطلبات شواغل أمنية شديدة بسبب تعاملهم مع المحكمة الجنائية الدولية، فيجب عليهم الاتصال فوراً بممثلهم القانوني أو قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم على العنوان التالي: [email protected].

يجب على المجني عليهم الذين يرغبون في المشاركة عن طريق محامٍ في جلسة اعتماد التهم تقديم نماذج طلب المشاركة وجبر الأضرار إلى قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم في أقرب وقت ممكن. وسيحيل قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم جميع الطلبات الكاملة إلى الدائرة في موعد أقصاه 4 أيار/مايو 2026. وسيقرر القضاة ما إذا كان كل طلب من الطلبات يستوفي جميع الشروط اللازمة للاعتراف بمنح مقدم الطلب صفة "المجني عليه المشارك" في الإجراءات في قضية الهيشري. وبعد منح المجني عليه صفة "المجني عليه المشارك"، تتولى السيدة باولينا ماسيدا تمثيله.

ويمكن للمجني عليهم الذين لا يستطيعون المشاركة في إجراءات ما قبل المحاكمة، أو لا يرغبون في ذلك، التقدم بطلب للمشاركة في مرحلة لاحقة (أي في إجراءات محاكمة السيد الهيشري، في حالة اعتماد بعض التهم الموجهة إليه). وفي هذه الحالة، سيقدم قسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم المعلومات ذات الصلة في الوقت المناسب.

وإذا رغب المجني عليهم في تقديم طلب للمشاركة وجبر الأضرار، فيُرجى منهم الاتصال بقسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم مسبقاً، إذ ينبغي ملء النماذج، قدر المستطاع، بمساعدة أشخاص اضطلع القسم بتدريبهم، لضمان إكمالها بصورة صحيحة وتوفير جميع المعلومات اللازمة في هذه المرحلة. وللحصول على المزيد من المعلومات، أو تقديم نموذج، يمكنكم الاتصال بقسم مشاركة المجني عليهم وجبر أضرارهم عبر العنوان التالي: [email protected].

يمكن للمجني عليهم المشاركة في إجراءات المحكمة الجنائية الدولية إما بصفة المجني عليهم المشاركين وإما بصفة الشاهد وإما بكلتا الصفتَين. وتشمل المشاركة بصفة المجني عليه ما يلي:

  • المشاركة طوعية وتشمل إبلاغ المحكمة بآراء المجني عليهم ومخاوفهم بشأن القضية. ويتعين على المجني عليه، بالتشاور مع محاميه، اتخاذ قرار بشأن ما يود الإعراب عنه؛
  • يمكن المشاركة في جميع مراحل الإجراءات عندما يرى القضاة ذلك مناسباً وعن طريق المحامي. ويعني ذلك أن المشاركة في المحكمة تجري عن طريق ممثل قانوني، ولا يمثُل المجني عليهم عادةً أمام المحكمة شخصياً؛
  • في حالة الإدانة، يمكن للمجني عليهم الذين يُعتبرون مؤهلين للانتفاع بجبر الأضرار – وهو أمر يجري تقييمه بعد صدور الأمر بجبر الأضرار - الحصول على جبر الأضرار والمساعدة من الصندوق الاستئماني للمجني عليهم.

وأما المشاركة بصفة الشاهد فتشمل ما يلي:

  • ُستدعى الشاهد للإدلاء بشهادته بناءً على طلب الادعاء أو الدفاع أو الممثل القانوني للمجني عليهم أو القضاة؛
  • الغرض من ذلك هو تقديم الأدلة من خلال الإدلاء بالشهادة والإجابة عن الأسئلة ذات الصلة؛
  • يُستدعى الشاهد للإدلاء بشهادته في وقت محدد، ويكون ذلك إما شخصياً في المحكمة وإما عن بُعد بحسب موافقة القضاة؛
  • لا يكون للشاهد عادةً ممثل قانوني، إلا إذا كان يُخشى من أن يقوم بتجريم نفسه.

السيد ياسر محمد أحمد حسن هو المحامي الرئيسي لفريق الدفاع عن السيد الهيشري. وقد عيّنه السيد الهيشري (عملاً بالحقوق المكفولة له بموجب نظام روما الأساسي في اختيار محاميه، شريطة أن يكون هذا المحامي مدرجاً في قائمة المحامين لدى المحكمة الجنائية الدولية أو أن يستوفي معايير قبوله إدراجه في هذه القائمة).

ويجوز لمحامي الدفاع الاعتراض على التهم الموجهة، والردّ على الأدلة التي يقدمها الادعاء، وتقديم أدلة إثبات البراءة.

يجري حالياً استعراض الوضع المالي للسيد الهيشري في إطار نظام المساعدة القانونية للمحكمة، وذلك لتحديد ما إذا كان قادراً على تحمل تكاليف دفاعه في إطار إجراءات الدعوى الجارية أمام المحكمة.

تُفترض براءة المشتبه فيهم أمام المحكمة الجنائية الدولية حتى تثبت إدانتهم. وهم يحضرون جلسات المحكمة أثناء سير الإجراءات، ويحق لهم الانتفاع بمحاكمة علنية ومنصفة ونزيهة.

وتكفل الوثائق القانونية للمحكمة عدداً من الحقوق للمشتبه فيهم تشمل مثلاً ما يلي:

  • الحق في استخدام لغة يفهمونها تماماً ويتحدثونها بطلاقة؛
  • الحق في الاستعانة في دفاعهم بمحامٍ من اختيارهم؛
  • الحق في تقديم الأدلة واستدعاء الشهود؛
  • الحق في أن يُبلغوا بالتهم الموجهة إليهم؛
  • الحق في أن يُتاح لهم الوقت الكافي والتسهيلات اللازمة لإعداد دفاعهم؛
  • الحق في التزام الصمت؛
  • الحق في ألا يُجبروا على الشهادة ضد أنفسهم أو على الاعتراف بالذنب؛
  • الحق في أن يكشف الادعاء للدفاع كلاً من الأدلة التي تدين المتهم والأدلة التي يُحتمل أن تثبت براءته.

يُحتجز السيد الهيشري، منذ نقله إلى المحكمة في 1 كانون الأول/ديسمبر 2025، في مركز الاحتجاز التابع للمحكمة الجنائية الدولية في سخيفننغن في لاهاي بهولندا. ويستوفي مركز الاحتجاز أعلى المعايير الدولية لحقوق الإنسان في معاملة المحتجزين. وتعتبر المحكمة المحتجزين أبرياء حتى تثبت إدانتهم بما لا يدع مجالاً للشك.

تتألف الدائرة التمهيدية الأولى من القاضيات التاليات:

  • القاضية يوليا أنتونيلا موتوك (رئيسةً للدائرة)؛
  • القاضية رين أدلايد صوفي ألابيني-غانصو؛
  • القاضية ماريا ديل سوكورو فلوريس لييرا.

وقضاة المحكمة الجنائية الدولية أشخاص يتمتعون بخلق رفيع، وتتوفر فيهم صفات الحياد والنزاهة، ولهم مؤهلات تشترطها دولهم للتعيين في أرفع المناصب القضائية. ويتمتعون جميعاً بخبرة واسعة فيما يخص النشاط القضائي للمحكمة. وتنتخب جمعية الدول الأطراف القضاة على أساس كفاءاتهم المثبتة في مجال القانون الجنائي والإجراءات الجنائية ومجالات القانون الدولي المعنية مثل القانون الدولي الإنساني وقانون حقوق الإنسان.