Communiqué de presse: 23 novembre 2010

Lancement de la campagne nationale « Appel aux avocates africaines » au Sénégal

ICC-CPI-20101123-PR598
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De gauche à droite : Abdoul Aziz Mbaye, Juriste adjoint de la Section d’appui aux Conseils de la CPI ; Mamadou Diakhate, Directeur du Centre de formation judiciaire ; Didier Preira, Greffier adjoint de la CPI ; Hélène Cisse, Conseil à la CPI ; Caroline Maurel, Fonctionnaire adjointe chargée de la sensibilisation de la CPI © ICC-CPI

Communiqué de presse : 23.11.2010


Lancement de la campagne nationale « Appel aux avocates africaines » au Sénégal

ICC-CPI-20101123-PR598

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De gauche à droite : Abdoul Aziz Mbaye, Juriste adjoint de la Section d’appui aux Conseils de la CPI ; Mamadou Diakhate, Directeur du Centre de formation judiciaire ; Didier Preira, Greffier adjoint de la CPI ; Hélène Cisse, Conseil à la CPI ; Caroline Maurel, Fonctionnaire adjointe chargée de la sensibilisation de la CPI © ICC-CPI


Le lundi 22 novembre 2010, la campagne nationale destinée à accroître le nombre d’avocates africaines autorisées à plaider devant la devant la Cour pénale internationale (CPI) a été lancée au Sénégal. Celle-ci s’inscrit dans le cadre plus large d’une campagne internationale de six mois, menée conjointement par la CPI et l’International Bar Association (IBA) et cherche à encourager les juristes sénégalaises expérimentées à jouer un rôle crucial en représentant des suspects, des accusés ou des victimes devant la Cour.

La campagne sénégalaise a été lancée par la tenue de deux sessions d’information : Une organisée le matin avec le Centre de formation judiciaire à Dakar, à laquelle ont pris part une trentaine de magistrates ; une seconde session s’est tenue l’après midi avec le Barreau sénégalais, réunissant plus de quarante avocats.

Au cours de ces deux réunions, des discussions, présidées d’une part par le Directeur du Centre de formation judiciaire, Mamadou Diakhate et, d’autre part, par le Bâtonnier

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De gauche à droite : Caroline Maurel, Fonctionnaire adjointe chargée de la sensibilisation de la CPI ; Didier Preira, Greffier adjoint de la CPI ; Alioune Badara Fall, Bâtonnier du Barreau sénégalais ; Hélène Cisse, Conseil à la CPI ; Abdoul Aziz Mbaye, Juriste adjoint de la Section d’appui aux Conseils de la CPI © ICC-CPI
Alioune Badara Fall, ont cherché à promouvoir l’inscription sur la liste des conseils de la CPI des femmes juristes, liste mise en place afin de garantir à toute personne impliquée dans les procédures devant la Cour une représentation légale effective.

Le Greffier adjoint de la CPI, Didier Preira a souligné que, durant toute la campagne, jusqu’à la fin 2010, la priorité sera donnée aux demandes présentées par les avocates qualifiées d’origine africaine. « Il est essentiel pour la Cour de parvenir à une représentation égale des hommes et des femmes parmi les conseils plaidant devant elle ». M. Preira a ajouté que « le droit de se faire assister par un conseil est un élément fondamental tant pour les suspects et accusés que pour les victimes. Si tout accusé ou toute victime devrait pouvoir choisir son conseil à partir d’une liste d’avocats hautement qualifiés, il devrait également pouvoir indiquer s’il préfère se faire assister par un homme ou par une femme. C’est d’autant plus important dans le cas de victimes de crimes tels que des violences sexuelles à l’encontre des femmes ou de crimes sexistes ».

Hélène Cisse, avocate sénégalaise inscrite sur la liste des conseils de la CPI, qui représente devant la Cour des victimes dans plusieurs affaires, a déclaré que « les femmes africaines juristes ont un rôle crucial à jouer : elles doivent participer à la construction du droit pénal international pour renforcer la lutte contre l’impunité contre les auteurs des crimes les plus graves, en particulier les viols, constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».

Une séance de questions - réponses a conclu chaque session, engageant les participants dans des discussions animées.

La campagne « Appel aux avocates africaines » a été lancée au niveau international le 12 mai 2010 au siège de la Cour pénale internationale, à La Haye. À ce jour, les femmes demeurent sous-représentées dans la liste des conseils de la CPI, représentant seulement 19 % des 350 conseils inscrits sur la liste. En particulier, la CPI estime nécessaire d’accroître en particulier le nombre de femmes conseils originaires d’Afrique. Sur 116 conseils africains, 16 seulement sont aujourd’hui des femmes.

Des copies électroniques des kits d’information peuvent être téléchargées sur le site Web de la campagne à l’adresse www.femalecounsel.icc-cpi.info/


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, juriste adjoint chargé des activités de sensibilisation, au +31 (0)70 515-9152 ou à l’adresse [email protected]

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur YouTube et Twitter