Le Greffier de la CPI prend part à un débat consacré à l’impact du système instauré par le Statut de Rome sur les victimes et les communautés affectées
Communiqué de presse : 02.06.2010
Le Greffier de la CPI prend part à un débat consacré à l’impact du système instauré par le Statut de Rome sur les victimes et les communautés affectées
ICC-CPI-20100602-PR535
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Le Greffier de la Cour pénale internationale, Mme Silvana Arbia,
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| Silvana Arbia, Greffier de la CPI ©ICC-CPI |
Cette manifestation était organisée par l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome dans le cadre du bilan mené à l’occasion de la Conférence de révision du Statut qui se tient
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| Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONY pour les enfants et les conflits armés ©ICC-CPI |
Outre Mme Arbia, les intervenants comprenaient Mme Binta Mansaray, Greffier du Tribunal spécial pour la Sierra Leone et ex-responsable de ses activités de sensibilisation, Mme Carla Ferstman, Directrice exécutive de l’ONG Redress, Mme Elisabeth Rehn, Présidente du Conseil de direction du Fonds au profit des victimes, Mme Justine Masika Bihanba, de l’ONG Synergie des femmes pour les victimes de violence sexuelle (RDC) et M. David Tolbert, Président du Centre international pour la justice transitionnelle et ex-Procureur
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| De gauche à droite: Binta Mansaray, Greffier du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, Carla Ferstman, directrice exécutive de l’ONG Redress et Justine Masika Bihanba de l’ONG Synergie des femmes pour les victimes de violence sexuelle en RDC ©ICC-CPI |
Le Greffier de la CPI a expliqué que le Statut de Rome constituait une avancée majeure sur le plan des droits des victimes, dans la mesure où il codifie leur droit à participer aux procédures. Elle a ajouté que dans de nombreux systèmes juridiques, le seul rôle que peuvent jouer les victimes dans le cadre de procédures judiciaires est celui de témoin. Le système mis en place à la CPI permet quant à lui aux victimes de véritablement participer aux procédures, en exposant directement aux juges leurs vues et préoccupations lorsque leurs intérêts sont concernés. Il est essentiel que les victimes soient à même de remplir leur demande de participation où elles se trouvent et dans des conditions où leur sécurité est assurée, de façon à éviter de les mettre en danger.
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| De gauche à droite: David Tolbert, président du Centre international pour la justice transitionnelle et Eric Stover, directeur du Centre des droits de l’homme, Université de Berkeley (Californie) ©ICC-CPI |
S’agissant de la protection des victimes et des témoins, Mme Arbia a indiqué que la Cour avait élaboré des mesures de protection durables, qui commencent sur le plan local. Il peut s’agir de renforcer la sécurité au domicile des victimes et des témoins, ou de mettre en œuvre le système de réaction rapide, un dispositif permettant à la Cour d’être informée à tout moment (24/24h) et dans des délais très brefs de toute menace imminente à la sécurité des victimes ou des témoins et de prendre les mesures qui s’imposent, notamment de procéder au besoin à leur réinstallation.
Le programme de sensibilisation de la CPI a été présenté en tant que troisième génération de ce type d’activités. Il s’inscrit dans la lignée du travail réalisé dans ce domaine par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Le Greffier a expliqué que ce programme consistait en un système de communication à double sens entre le Cour et les communautés affectées par les situations dont la Cour est saisie. Il a été conçu pour faire en sorte que les procédures judiciaires soient accessibles aux communautés affectées, notamment les victimes, dans les pays où la Cour mène des activités. Plusieurs orateurs ont souligné l’importance d’un programme de sensibilisation solide et de la nécessité d’agir là où se trouvent les victimes.
Enfin, les participants ont rendu hommage au travail accompli par le Chili et la Finlande, qui se sont chargés d’organiser la conférence-débat, et en particulier Mmes Elena Bornand et Miia Aró-Sánchez.
Les résumés vidéo du débat sont disponibles (uniquement en anglais) sur la chaîne Youtube de la CPI : 1ère partie – 2nde partie.
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez prendre contact avec Mme Sonia Robla, chef de la Section de l’information et de la documentation, au +31 (0)70 515-8089 ou au +31 (0) 6 46 44 87 26, ou à l’adresse suivante : [email protected].