Communiqué de presse: 24 novembre 2013

Le Fonds présente son rapport sur l’évaluation externe des programmes qu’il mène en Ouganda et en République démocratique du Congo

ICC-TFV-20131124-PR963

Le vendredi 22 novembre, lors de la réunion de l’Assemblée des États parties à La Haye, le Centre international de recherche sur les femmes a présenté « Vers une approche pour les interventions à venir », un rapport faisant état des conclusions et des recommandations de la première évaluation externe des programmes que mène le Fonds dans le nord de l’Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC). Le Centre international de recherche sur les femmes a été engagé par le Fonds en vue de mener une évaluation indépendante, impliquant une analyse approfondie sur le terrain ainsi que des entretiens avec des parties prenantes à La Haye.

Les objectifs de cette initiative étaient d’évaluer l’impact et de déterminer l’importance des programmes menés par le Fonds au titre de son mandat d’assistance, d’identifier les domaines dans lesquels les programmes devaient être renforcés et améliorés, et de formuler des recommandations destinées à alimenter la stratégie institutionnelle du Fonds ainsi que les stratégies sous‑tendant ses programmes dans chaque pays.

Dans son rapport, le Centre international de recherche sur les femmes a indiqué ce qui suit : « Le présent rapport d’évaluation atteste des grands progrès accomplis par les projets soutenus par le Fonds au nom de l’assistance aux victimes relevant de la compétence de la CPI. Ce rapport formule également des recommandations concrètes visant à améliorer et renforcer les programmes et la coordination qui apportent les ressources du Fonds aux communautés, et fait état des acquis dégagés en la matière. Alors que le Fonds s’apprête à mettre en œuvre son nouveau Plan stratégique, il conviendra de faire une place de choix aux données concernant l’impact de ces projets, d’évaluer et de reproduire les modèles efficaces, ainsi que de passer à la vitesse supérieure pour atteindre davantage de victimes parmi les milliers qui nécessitent encore une assistance. »

Le directeur exécutif du Fonds, Pieter de Baan, a salué les résultats de cette évaluation en déclarant : « Le rapport confirme que le Fonds au profit des victimes fait les bons choix lorsqu’il s’acquitte de son mandat sans précédent consistant à apporter une assistance aux victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI. Nous cherchons à être une organisation axée sur l’apprentissage, et les recommandations du rapport nous seront certainement fort utiles pour élaborer le prochain Plan stratégique du Fonds ».

Selon le rapport, les éléments clés du succès du Fonds sont notamment l’étendue de ses interventions (plus de 110 000 bénéficiaires) et sa capacité à traduire la théorie en pratique de manière pertinente, en fournissant des services de façon intégrée en réponse aux préjudices subis par les victimes. Le Fonds semble également avoir réussi à faire appel aux ressources communautaires, à favoriser l’appropriation des programmes au niveau local, et à mettre en avant leurs réalisations, et ses efforts en matière de renforcement des capacités des partenaires d’exécution implantés localement semblent avoir porté leur fruit.

S’agissant des trois principaux domaines composant le mandat d’assistance du Fonds (réhabilitation physique, réhabilitation psychologique et soutien matériel), le rapport d’évaluation arrive à la conclusion que les interventions du Fonds contribuent à réduire le sentiment de honte et d’exclusion sociale, font preuve de sensibilité à l’égard des traditions locales de la société et participent à l’autonomisation des victimes ainsi qu’au développement de leurs compétences. Le rapport met en évidence certains dangers que représentent les coûts élevés et les besoins en expertise liés à la fourniture d’une réhabilitation physique, ainsi que la portée et la durabilité des initiatives de soutien matériel, et met en garde contre le risque permanent de traumatisme dans le domaine de la réhabilitation psychologique.

Les évaluateurs estiment que le Fonds a réussi à encourager une cohabitation pacifique, à renforcer la capacité institutionnelle des partenaires pour qu’ils intègrent une dimension sexospécifique, et à contribuer à ce que les victimes de violences sexuelles et sexistes ne se sentent plus « honteuses et coupables ».

Le rapport du Centre international de recherche sur les femmes recommande notamment d’accorder la priorité à une démarche participative, impliquant plus étroitement les bénéficiaires et les communautés dans la conception et la mise en œuvre des interventions, et de mieux relier le suivi des résultats des projets au cadre global de gestion de la performance des programmes du Fonds. De surcroît, les évaluateurs conseillent au Fonds d’envisager la possibilité d’adopter un système de financement pluriannuel des programmes et d’intensifier, en consultation avec la Cour, ses efforts en faveur d’une sensibilisation efficace des communautés locales.

Le rapport est disponible sur le site Web du Fonds.

Source: Le Fonds au profit des victimes