Communiqué de presse: 11 novembre 2015

La Présidente de la CPI prend la parole à Genève devant un groupe de haut niveau réuni sur le thème du Statut de Rome, de la responsabilité et de la protection des droits de l’homme

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Aujourd'hui, le 11 novembre 2015, la Présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Mme la juge Silvia Fernández de Gurmendi, a participé à une réunion-débat de haut niveau consacrée au Statut de Rome, à la responsabilité et à la protection des droits de l'homme, qui s'est tenue à Genève à l'initiative des missions permanentes du Danemark et de Chypre auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Genève.

La Présidente Fernández a souligné l'importance de Genève, le deuxième plus grand centre des Nations Unies et le siège du Conseil des droits de l'homme, en tant que lieu propice aux rencontres visant à faire mieux connaître et soutenir la justice pénale internationale. Elle a insisté sur l'étroite corrélation entre l'action menée par les Nations Unies en faveur des droits de l'homme et les objectifs du Statut de Rome dans la poursuite et la prévention des crimes portant directement atteinte à l'exercice des droits de l'homme fondamentaux.

La Présidente a appelé l'attention sur le principe de complémentarité — une caractéristique majeure du système mis en place par le Statut de Rome — en vertu duquel c'est aux juridictions nationales qu'il revient en premier lieu de mener des enquêtes et de poursuivre les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Il est à cet égard crucial que la communauté internationale – l'ONU, les États et les autres entités – soutienne le renforcement des capacités des juridictions nationales pour faire face à ces crimes atroces.

Dans son allocution, la Présidente a salué les efforts menés par les États parties pour promouvoir l'universalité et la mise en place du Statut de Rome au niveau national dans le cadre de l'examen périodique universel du Conseil des droits de l'homme. Elle a rappelé que l'objectif de la ratification universelle du Statut était essentiel pour que la Cour puisse exercer son mandat à l'échelle mondiale. Elle a par ailleurs mis en avant le rôle important de la société civile en matière de renforcement du système de justice pénale internationale.

Outre la Présidente de la CPI, le groupe de haut niveau comprenait le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, le Président du Comité contre la torture, les représentants permanents de l'Ouganda et du Costa Rica auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et le Secrétaire général de l'Action mondiale des parlementaires, et il était modéré par les représentants permanents de Chypre et du Danemark. Chypre et le Danemark sont les deux points de contact dans le cadre du Plan d'action pour parvenir à l'universalité et à la mise en œuvre intégrale du Statut de Rome au sein de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome.

Lors de son séjour à Genève, la Présidente Fernández a tenu des réunions bilatérales avec M. Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, ainsi qu'avec M. Kofi Annan, Président de la Fondation Kofi Annan et de l'ONG The Elders (« les Sages ») et ancien Secrétaire général de l'ONU.


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l'Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l'adresse [email protected].

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