La Cour pénale internationale marque l'ouverture officielle de l'année judiciaire 2026
Le 27 janvier 2026, la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a tenu une audience solennelle pour l'ouverture de son année judiciaire, avec des discours de son orateur invité, le Président de la Cour centraméricaine de justice, César Ernesto Salazar Grande, des hauts responsables de la CPI et de la Vice-Présidente de l'Association du Barreau près la CPI. Les juges de la CPI ainsi que la Vice-Présidente de l'Assemblée des États parties (AEP), l’Ambassadrice Margareta Kassangana, des représentants des juridictions nationales, des tribunaux régionaux ou internationaux, du corps diplomatique, de la société civile et des organisations internationales ont assisté à cet évènement dans la salle d’audience 1 de la CPI ou via la diffusion en ligne.
La Présidente de la Cour, la juge Tomoko Akane, a ouvert la cérémonie et déclaré : « Si cette audience solennelle est l’occasion de réfléchir à notre engagement envers le système du Statut de Rome, j’espère également qu’elle servira de moment d’unité entre tous ceux qui sont déterminés à faire prévaloir l’État de droit. Une promesse importante et sacrée nous est confiée pour l’avenir : œuvrer à la réalisation d’un monde plus juste pour les générations futures. Cela peut sembler impossible si nous restons isolés. Mais collectivement, nous pouvons surmonter tous les défis qui se présenteront à nous. »
Le Président de la Cour centraméricaine de justice, César Ernesto Salazar Grande, a prononcé le discours liminaire de la session portant sur les tribunaux internationaux et leur rôle essentiel de garantie du droit et de la protection judiciaire, et a affirmé : « Nous devons nous unir et être conscients de notre engagement envers les principes et les objectifs consacrés par la Charte des Nations Unies et les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, de la nécessité d’un dialogue permanent entre les juridictions internationales et régionales afin de favoriser la coopération judiciaire ainsi que l’échange d’expériences et de critères juridiques pertinents pour une protection juridictionnelle effective, et du fait que notre seule direction est celle de la paix et de la justice. »
La Procureure adjointe de la CPI, Nazhat Shameem Khan, a noté : « La justice n’est pas un idéal abstrait, elle est une bouée de sauvetage. En 2026, réaffirmons que la responsabilité n’est pas facultative ; elle constitue le fondement de la paix et la promesse que nous devons aux victimes, partout dans le monde. »
Le Greffier de la CPI, Osvaldo Zavala Giler, a affirmé : « La Cour a franchi des étapes importantes afin de protéger sa capacité à poursuivre son travail sans entrave, précisément parce que le mandat qui lui a été confié par le Statut de Rome et par la communauté internationale n’a jamais été aussi pertinent, ni aussi essentiel pour les victimes et les communautés affectées. »
La Vice-Présidente de l'Association du barreau de la Cour pénale internationale (ABCPI), Anta Guissé, a déclaré : « Nous savons tous que la Cour pénale internationale ne peut remplir pleinement son mandat que si elle demeure indépendante et protégée de toute forme de pression. Mais cette nouvelle année judiciaire doit aussi être un moment d’espoir. Lorsque la peur ou le découragement menacent de s’installer, tournons-nous vers celles et ceux qui, dans les pays de situations, continuent courageusement d’exercer la justice dans des conditions infiniment plus difficiles. Qu’ils sachent, de la Palestine au Soudan, du Yémen au Burundi, de la Géorgie à l’Afghanistan ou à l’Ukraine, que, par respect pour eux et pour les populations concernées, nous ne renoncerons pas. Nous continuerons à défendre l’État de droit et le droit international, en contribuant, au meilleur de nos capacités, à des procédures équitables respectueuses des droits des accusés comme de ceux des victimes. »
L'audience solennelle a été suivie du septième séminaire judiciaire de la CPI, réunissant les juges de la CPI et plus de 35 magistrats de tribunaux internationaux, régionaux et nationaux, dont plusieurs présidents de juridictions d'États parties à la CPI, suivi à la fois en ligne et au siège de la Cour. L'édition de cette année du séminaire judiciaire s’est concentrée sur la sauvegarde de l'indépendance de la justice, notamment face aux défis contemporains, et offrira l'occasion d'examiner les expériences des juridictions nationales ainsi que des juridictions internationales, hybrides ou régionales. La première session a porté sur les atteintes à l'autorité de la justice et les mécanismes existants pour garantir son indépendance, tandis que la seconde était consacrée aux technologies numériques et à l'indépendance de la justice. Un rapport de synthèse du séminaire judiciaire, tenu sous la règle de Chatham House, sera publié ultérieurement.
La Cour remercie vivement l'Union européenne pour son généreux soutien financier au séminaire judiciaire.
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El 27 de enero de 2026, la Corte Penal Internacional (“CPI” o “la Corte”) celebró una audiencia solemne con motivo de la apertura de su año judicial, que contó con las intervenciones del orador principal de este año, el Presidente de la Corte Centroamericana de Justicia, César Ernesto Salazar Grande, de las principales autoridades de la CPI y de la Vicepresidenta del Colegio de Abogados ante la CPI. Los jueces de la CPI, así como la Vicepresidenta de la Asamblea de los Estados Partes (AEP), la Embajadora Margareta Kassangana, representantes de jurisdicciones nacionales, de tribunales regionales o internacionales, del cuerpo diplomático, de la sociedad civil y de organizaciones internacionales, asistieron al evento en la Sala de Audiencias I de la CPI o a través de la transmisión en línea.
La Presidenta de la Corte, la jueza Tomoko Akane, inauguró la ceremonia y declaró que: “Así como esta audiencia solemne constituye una oportunidad para reflexionar sobre nuestro compromiso con el sistema del Estatuto de Roma, también espero que sirva como un momento de unidad entre quienes estamos decididos a hacer prevalecer el Estado de derecho. Se nos ha confiado una importante y sagrada promesa hacia el futuro: hacer realidad un mundo más justo en beneficio de las generaciones venideras. Esto puede parecer imposible si actuamos de manera aislada. Pero colectivamente, podemos resistir cualquier desafío que se nos presente.”
El Presidente de la Corte Centroamericana de Justicia, César Ernesto Salazar Grande, pronunció el discurso principal de la sesión acerca de los tribunales internacionales y sus funciones esenciales de velar por el derecho y la tutela judicial, y afirmó que: “Debemos unirnos y ser conscientes de nuestro compromiso con los principios y objetivos consagrados en la Carta de las Naciones Unidas y en los instrumentos internacionales de derechos humanos, de la necesidad de un diálogo permanente entre tribunales internacionales y regionales que fomente la cooperación judicial, el intercambio de experiencias y de criterios jurídicos relevantes para una tutela judicial efectiva, y de que nuestra única dirección es en favor de la paz y la justicia.”
La Fiscal Adjunta de la CPI, Nazhat Shameem Khan, señaló que: “La justicia no es un ideal abstracto: es un salvavidas. En 2026, reafirmemos que la rendición de cuentas no es opcional; es la base de la paz y la promesa que debemos a las víctimas en todo el mundo.”
El Secretario de la CPI, Osvaldo Zavala Giler, afirmó que: “La Corte ha dado pasos importantes para proteger su capacidad de continuar desempeñando su labor sin impedimentos, precisamente porque el mandato que le ha sido confiado por el Estatuto de Roma y por la comunidad internacional nunca antes ha sido tan relevante ni tan importante para las víctimas y las comunidades afectadas.”
La Vicepresidenta del Colegio de Abogados ante la Corte Penal Internacional (CACPI), Anta Guissé, declaró que: “Todos sabemos que la Corte Penal Internacional solo puede cumplir plenamente su mandato si permanece independiente y protegida de toda forma de presión. Sin embargo, este nuevo año judicial también debe ser un momento de esperanza. Cuando el miedo o el desaliento amenacen con imponerse, volvamos la mirada hacia quienes, en los países cuya situación está bajo investigación, continúan administrando justicia con valentía en condiciones infinitamente más difíciles. Que sepan, de Palestina a Sudán, de Yemen a Burundi, de Georgia a Afganistán o Ucrania, que, por respeto a ellos y a las poblaciones afectadas, no renunciaremos. Seguiremos defendiendo el Estado de derecho y el derecho internacional, contribuyendo, en la medida de nuestras posibilidades, a procedimientos justos que respeten tanto los derechos de los acusados como los de las víctimas.”
La audiencia solemne fue seguida por el Séptimo Seminario Judicial de la CPI, al que asistieron jueces de la CPI y más de 35 jueces de tribunales internacionales, regionales y nacionales, incluidos varios presidentes de tribunales de Estados Partes de la CPI, tanto de forma presencial en la sede de la Corte como en línea. El seminario de este año se centró en la protección de la independencia judicial, en particular a la luz de los desafíos contemporáneos, y ofreció una oportunidad para examinar las experiencias de las jurisdicciones nacionales, así como de tribunales y cortes internacionales, híbridos o regionales. La primera sesión abordó los ataques contra la judicatura y los mecanismos existentes para garantizar la independencia judicial, mientras que la segunda se dedicó a la tecnología digital y la independencia judicial. Posteriormente se publicará un informe de síntesis del Seminario Judicial, celebrado conforme a las reglas de Chatham House.
La Corte expresa su más sincero agradecimiento a la Unión Europea por su generoso apoyo financiero al Seminario Judicial.
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